Qui doit payer pour le dérèglement climatique ?

Oui, le dérèglement climatique a un coût. C’est pour cette raison qu’un groupe de travail a réfléchi à trois scénarios possibles, s’appuyant sur un rapport fourni par le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan. Mathilde Viennot, Marine de Montaignac et Alice Robinet parlent dans leurs propositions de « mutualisation des risques » pour l’indemnisation face aux risques climatiques, et pointent du doigt les limites du régime appliqué en France (assurance habitation et régime Cat Nat) mis à mal par l’intensification des phénomènes extrêmes.

Scénario 1 : socle minimum de couverture et garanties supplémentaires (risques partagés entre les assurances et l’État),

Scénario 2 : plus de prise en charge par l’État, y compris le risque sécheresse, et subventions à la prévention,

Scénario 3 : socialisation des risques climatiques par une couverture universelle et unifiée (branches d’indemnisation créées, prévention accrue), et le remplacement des primes d’assurance par les cotisations climatiques.

Tout ceci a un coût particulièrement élevé, que le gouvernement nomme sur sa plateforme (Clément Beaune, haut-commissaire) la « facture du changement climatique », rappelant que « le coût de l’inaction est très supérieur au coût de l’action ».